Redevenir élève… Le luxe pour une prof de yoga
Redevenir élève… C’est tellement bon pour une prof de yoga !
Pas besoin de penser, se laisser porter par les indications d’un·e autre, pousser plus loin la pratique (oui, les profs de yoga AUSSI se laissent parfois aller à la facilité #feignasseinside).
Pousser plus loin… Trop loin ?
C’est ce qui s’est passé cette semaine.
J’étais en vacances chez une amie également pratiquante régulière de yoga (coucou @annemontaye 👋 !). Nous sommes allées prendre un cours avec une pointure du vinyasa yoga et j’ai adoré. Je voulais pousser ma pratique, j’ai été servie !
Les premiers signes : quand le corps nous alerte
Dans les heures qui ont suivi le cours, j’ai ressenti une petite gêne, mais rien d’inquiétant au départ.
Sauf que deux jours après, j’ai pris un autre cours de yoga. Du Hatha. Pas très intense, pas violent du tout. J’ai travaillé dans mes amplitudes « normales ». Mais pendant la pratique, j’ai commencé à ressentir une petite gêne à l’insertion des ischio-jambiers, à l’intérieur de la fesse droite. Ça m’a alertée, un peu inquiétée, mais je me suis dit que j’avais dû forcer un peu et que ce n’était pas grave.
Alors ce matin, j’ai pratiqué à nouveau. Un yoga du matin, 30 minutes en douceur, dans les amplitudes que mon corps voulait me donner à 8h un samedi, quoi 😐
Et 1h après, il a fallu me rendre à l’évidence : la gêne est devenue une douleur.
Le diagnostic : le fameux yoga butt
J’ai la chance d’avoir un kiné à la maison (❤️), alors je lui ai demandé conseil.
Son diagnostic n’a pas tardé : trop de tension sur la terminaison tendineuse de l’ischio.
Chez les yogis, c’est assez bien connu, on appelle même ça le yoga butt.
Cette douleur intervient lorsqu’on travaille trop les flexions avant et qu’on exerce un étirement en même temps qu’une contraction. Typiquement dans adho mukha svanasana le chien tête en bas ou prasarita padottanasana l’étirement intense pieds écartés par exemple (photo).
Le yoga butt, C’est le genre de douleur qu’on n’aime pas. Sourde, présente sans jamais être aiguë. Reloue quoi.

Le protocole de guérison : 6 semaines de discipline
Mon kiné m’a rassurée : aucune raison que ça devienne chronique si je suis sérieuse pendant 6 semaines. Ça tombe bien, le yoga nous apprend la discipline (tapas chez Patanjali).
J’ai décidé de documenter ce pépin physique pour aider les yogis qui pourraient le rencontrer.
J1 : début de la phase de récupération initiale
Objectif : diminuer l’inflammation, ne pas étirer la zone sans la mettre totalement au repos.
Alors ça veut dire quoi ?
Le quotidien avec un yoga butt
- Il vaut mieux éviter de rester trop longtemps assise pour ne pas écraser la zone. Moi qui adore travailler allongée en sphinx sur le tapis, c’est parfait ! D’ailleurs, j’écris ces mots dans cette posture !
- Ça veut dire fléchir les jambes pour ramasser des objets (team jambes tendues 🙋♀️)
- Ça veut dire marcher aussi. L’idée, c’est de maintenir le mouvement pour stimuler la circulation sanguine et laisser le corps faire son job pendant quelques jours.
Mais alors côté yoga, ça veut dire quoi ?
Adapter sa pratique du yoga
Le mot d’ordre, c’est continuer la pratique, mais l’adapter.
Donc :
- fini les jambes tendues dans les flexions avant (uttanasana la pince, paschimottanasana la pince assise, etc.), on ajuste
- jambes fléchies et talon décollé dans le chien tête en bas
- et plus de prasarita padottanasana, l’étirement intense pieds écartés
Je suis contente de pouvoir continuer à pratiquer, mais bon, pas aujourd’hui 😉
La suite arrive dans les prochains jours…
